Salut à toi, ami(e) musicien(ne) ! Si tu es tombé sur cet article c’est que tu as eu la curiosité de voir la 1ère étape de la rubrique « Comment faire son album autoproduit ? »
Sinon n’hésites pas à lire le chapitre 1 juste ici !
A/ L'inspiration, le Big Bang dans le crâne
Au commencement de l’album, il y a l’idée. Matière première de l’album qui donnera sa consistance sonore, cette idée sera celle que tu t’évertueras à donner forme et à faire évoluer. Que ce soit une simple mélodie à 4 notes à la guitare ou une mélodie vocale aux harmonies complexes, l’objectif sera d’inscrire cette idée dans un contexte musical plus riche, en ajoutant de nouveaux éléments autour de l’idée.
Un couplet juste avant pour faire de cette idée un refrain, partir dans une autre direction mélodique pour faire de l’idée une intro… on entre là dans le domaine de la liberté de création pure qui caractérise l’inspiration de l’artiste.
En évoluant en ce sens, cette idée de 4 notes à la guitare pourrait devenir à terme le riff d’une compo rock bien ficelée et cet ensemble vocal pourrait former la deuxième partie d’un opéra ou le refrain d’un son rap. Finalement ce que vous ferez de cette idée ne dépendra que de la limite de votre créativité. Et à la fin, quand vous pensez que cette idée donne un ensemble musical cohérent et faisant sens, vous avez cette fameuse “compo dans la tête”
B/ De l’idée à l’esquisse
Mauvaise nouvelle pour vous, artistes, qui avez plein d’idées dans la tête : les idées n’aideront jamais à se vendre en tant qu’artiste. Ce que l’on fait de ses idées oui. Vous l’aurez compris, l’étape d’après, cruciale dans la conception de l’album est le b.a. ba de la connaissance musicale. Vous devez savoir retranscrire sur un instrument (ou sur papier si vous savez écrire la musique) cette idée géniale que vous avez à l’esprit. La guitare et le piano / clavier / synthé semblent être aujourd’hui les deux instruments les plus propices pour cette tâche. Une fois que c’est fait (prenez le temps que vous voulez), une fois que vous semblez avoir réalisé une ébauche sonore cohérente qui vous plaît, gardez-en une trace.
Filmez-vous, enregistrez-vous (même à l’arrache), mais gardez une trace sonore assez propre. Elle fera foi de votre travail sur votre idée mais surtout cette trace pourra servir pour la suite, comme base de travail pour réaliser le plus important, l’album. L’ébauche sonore vous permet aussi d’améliorer votre composition afin d’aller vers un travail préliminaire plus abouti.
Le brouillon du peintre, l’alpha d’un jeu vidéo, les équipes des jeunes de la Masia du FC Barcelone, la maquette est le support de travail le plus important de l’auteur(rice) – compositeur(rice), son laboratoire d’idée.
C/ Qu’importe la longueur, pourvu que ça finisse
Vous vous demanderez peut-être à un moment quelle est la longueur idéale pour votre son. Me viens donc cette citation issu d’un film qui a marqué mon adolescence notamment par la bande originale du groupe écossais Belle and Sebastian.
Cette citation du terriblement cynique professeur de littérature de ce film indépendant du début du siècle est une réalité que le temps m’a appris à apprécier. Le plus important lorsque l’on crée une musique, qu’importe sa longueur, c’est de savoir à un moment ou à un autre la terminer.
En ce premier quart de 21ème siècle où chaque individu est submergé jusqu’à l’overdose de contenus informatifs, le bon sens voudrait que l’on compose des musiques courtes. Balivernes. L’artiste n’a normalement que faire des exigences de l’auditoire et sait se montrer affranchi de toutes contraintes extérieures. En revanche… il ne tient qu’à l’artiste de savoir captiver durablement le public et doit donc savoir dans son plein âme et conscience quand est ce que sa compo est trop longue pour ce que ça raconte ou pas assez riche pour ce qu’elle évoque.
Je prendrais pour exemple cette expérience avec mon tout premier groupe de musique sur Bordeaux. On partait sur une composition commune, une balade rock progressive un peu prétentieuse qui enchaînait des parties mélodiques à n’en plus finir. Deux mois après l’avoir commencé, on s’est vite rendu compte que nous n’allions nul part avec ce son tout simplement parce qu’on n’arrivait pas à le terminer. À ce moment, les deux seuls sentiments que nous avions étaient là frustration de ne pas avoir terminé la musique mais aussi l’idée d’avoir autant consacré de temps à empiler les idées sur une seule composition pour ne finalement pas aboutir à quelque chose d’exploitable.
Finalement, seul notre bon sens artistique saura si notre composition est trop longue et ennuyeuse ou trop courte et bâclée mais sachez quand même que dans le milieu professionnel (radio, télévision…), les diffuseurs privilégieront toujours les sons qui n’excèdent pas les 3min30 à moins d’avoir la certitude d’avoir à faire avec un chef d’oeuvre.
Armés de vos idées et de votre maquette, vous disposez alors d’assez d’éléments pour procéder à l’étape suivante que nous aborderons dans le prochain article de notre rubrique : Comment faire son album autoproduit ? Chapitre 3 : Enregistrer, pour le fun ou pour l’éternité.
Musicalement,
Naf
Aujourd'hui, dans notre rubrique "créer son album", nous allons attaquer un gros morceau : l'enregistrement. Je considère cette phase comme la plus exaltante car chaque session est l'occasion pour les
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Salut à toi, ami(e) musicien(ne) ! Tu es seul(e) dans ta chambre, des idées de musique pleins la tête et tu ne sais pas comment passer ces musiques de ton
